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Un trésor de la Littérature orale. Bruno de La Salle : Le Chant de l'Odyssée.
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KANJIL vous souhaite une belle année 2010 dans le monde merveilleux des contes russes avec Les Matriochkas de Natacha racontées en musique par Katia Tchenko et dans le sillage d’Ulysse avec Le Chant de l’Odyssée de Bruno de la Salle.
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Bruno de La Salle : Le Chant de L'0dyssée, d'Homère.

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 Bruno de La Salle : Le Chant de L’0dyssée, d’Homère.

 

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L’Odyssée, d’Homère, adaptée pour le récit oral par Bruno de La Salle d’après la traduction de Victor Bérard : 4 heures 1/2 d’écoute, 4000 des 12000 vers d’Homère. Intégrale d’un spectacle créé au Festival d’Avignon en 1991 enregistré pour France Culture. Une création magistrale.

Coffret de 4 CD avec 1 livret. Prix :34,90 € Durée : 4h 30. Le Chant de l’Odyssée est composé de quatre parties, qui peuvent être écoutées séparément ou à la suite (3 fois 1h + 1h1/2)

Age:Pour tous, dès 10 ans. Parfait pour des adolescents.

Si vous désirez offrir ce coffret pour les fêtes, commandez-le en envoyant un email à KANJIL : kanjil@wanadoo.fr. Vous le recevrez par La Poste (frais de port offerts jusqu’au 1ier janvier 2010 pour les coffrets expédiés en France métropolitaine).

Chantée et scandée dans l’esprit des antiques aèdes, d’une seule traite comme cela se faisait autrefois, cette récitation en solitaire avec une musique de Jean-Paul Auboux (flûte de l’Inde) des percussion de John Boswell et des istruments de cérémonie orientaux d’Alain Kremski (cloches, bols, gong) est une performance d’artiste hors normes, qui rend à l’un des récits épiques fondateurs de la civilisation européenne la puissance évocatrice de l’oralité qui en est l’essence même.

S’inscrivant dans le courant du Renouveau Épique, qu’il a initié en France et pour lequel il forme des conteurs, Bruno de La Salle s’illustre depuis plus de 40 ans dans un art de la Parole unique, minutieux et inspiré. Il reconstruit ces récits-fleuves, pour les dire dans une langue respectant le rythme et la musique qui font partie intégrante de la Littérature Orale.
Il est lui-même un personnage d’épopée, un« héros d’endurance ». C’est peut-être cela qui nous touche et qui donne à son interprétation, dénuée de toute prétention intellectuelle et savante, mais très travaillée, un pouvoir de conviction et un charge émotive qui permet à chacun d’entre nous de découvrir ou de redécouvrir la beauté de ce récit antique et de se laisser embarquer dans le sillage d’Ulysse.

Auteur : Texte de Victor Bérard, adapté par Bruno de La Salle.
Musique : Jean-Paul Auboux. Ce flûtiste initié à la musique carnatique par l’un des grands maïtres de la musique indienne, nous a quittés en 2007.
Interprète : Bruno de La Salle
Musiciens Flûte:Jean-Paul Auboux. Percussions : John Boswell et Alain Kremski (gongs) ;
Production Kanjil, 2009, avec l’autorisation de Radio France

C’est l’Homme aux mille tours, Muse, qu’il faut nous dire !
Celui qui tant erra à son retour de Troie !
Celui qui visita les cités de tant d’hommes !
Celui qui, sur les mers, passa par tant de peurs !
Il ne ramena pas ses gens, son équipage,
malgré tout ses efforts, malgré tous ses exploits.
Ils ne doivent leur mort, qu’à leur propre sottise,
ces fous, qui du Soleil, avaient mangé les boeufs !
C’est lui, le Fils d’En Haut, qui ôta de leur vie
la journée du retour !
Viens, ô Fille de Zeus !
Nous dire, à nous aussi, ces exploits !

Bruno de La Salle, conteur d’épopées Bruno de La Salle est né à Toulon en 1943, d’une famille lyonnaise. Il a passé une grande partie de son enfance à Givors, au bord du Rhône, « dans les rues, les démolitions de la guerre, avec des bandes... ». C’est dans cette ville qu’il commence à écrire des poèmes, du théâtre, pour lesquels il est encouragé par Luc Estang, Jean Cayrol, Jean Dasté. C’est la aussi qu’il compose une série de rêves parlés qu’il interprète devant de petits groupes d’amis. A vingt ans, il entreprend son tour du monde comme d’autres entreprennent leur tour de France : le Moyen-Orient, l’Afrique, l’Australie, les Indes...

De retour à Paris, il se produit avec ses rêves dans les cabarets de la Rive Gauche. Il fréquente les musiciens travaillant autour des frères Baschet, le Groupe des Lettristes. Il rencontre André Voisin et Marie-Louise Tenèze du musée des Arts et Traditions Populaires qui l’initient à leurs travaux respectifs sur le conte. Il suit des cours de sociologie à la faculté de Censier.

Mai 1968 et ses bouleversements le conduisent à repenser son action poétique à travers une forme contemporaine qui s’apparenterait à la littérature orale traditionnelle. Il lui reste à la définir, à la mettre en œuvre, à l’expérimenter avec d’autres artistes.

Il commence en 1969, avec la narration musicalisée de deux versions transposées du Chaperon Rouge et de la Pêche de Vigne, en s’accompagnant d’un orgue de verre Baschet, au Théâtre de l’Epée de Bois, puis au Festival d’Avignon où il revient, depuis lors, presque chaque année.

Cette première récitation publique suscite immédiatement chez les responsables culturels, un mouvement d’intérêt pour cette forme d’expression que chacun pensait disparue. Il est très rapidement sollicité pour raconter dans toute la France et à l’étranger. Pendant quatre années, il va faire un premier apprentissage en se produisant dans des écoles, des bibliothèques, des MJC et des festivals.

Il remarque vite, cependant, que cette idée d’un art disparu le classe au rang des « antiquités », alors qu’il conçoit au contraire le conte comme un art de demain. Tout en continuant à raconter, il s’attache, dès lors, à sensibiliser tous les gens qu’il rencontre à la modernité de cette expression, et les incite à participer à son développement. C’est dans cette intention qu’il va, jusqu’au milieu des années quatre-vingt, susciter des rencontres, des stages et des ateliers, et produire de nombreuses émissions radiophoniques en France et dans les pays francophones.